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  • Karim

Un peu idiot, c’est comme ça que je me sens, à l’émotion que je ressens face au décès d’un homme qui savait même pas que j’existais. C’est plus fort que moi, et comme d’habitude, dès que je ressens, je m’interroge. Je creuse sur le pourquoi de cet émoi, puis je finis par comprendre ce qu’il y a derrière la curieuse agitation qui me traverse. Je crois pouvoir dire sans me tromper que je ressens de la gratitude. Je regarde en moi, et je vois la marque que tu y as laissée, un goût de la perfection du geste qu’on ne trouve qu’au bout de toutes les sueurs. Et je crois que malgré tous ses défauts, l'être humain reste une créature qui n’oublie jamais quand on lui a donné de l’espoir, même de loin, même sans le savoir. Un genre d’héritage de coeur dont ceux qui t’ont suivi sont un peu les dépositaires. On reste fidèle aux rêves qui sont nés en nous, et on garde une tendresse pour toujours envers ceux qui nous ont montré un chemin possible pour les réaliser. Et si quelques lauriers sur ma tête un jour sont déposés, ton nom apparaîtra sans doute en lettres d’or sur l’une d’elles.

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